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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 02:03

Les croix que l’on porte, intemporelles, impénétrables

Crucifiantes au désespoir

L’éternel privé, monstrueux rêve , oblitéré

La joie inféconde, nue, perturbée,

Par les regards énamourés, des autres sots, désabusés.

Le temps file comme le coton du tricotin de la femme veuve,

Juste croire c’est l’emporter.

Lui qui se bat , au magasin des greffons, inoculés

Il se sait vain, il continue d’avancer,

Le brave, qui s’ignore, dans sa force cachée.

S’il savait d’ou je m’en reviens moi la folle balafrée,

Ce n’est rien , juste changer.

Changer d’intérieur, refaire le décors avec des organes volés

Il est incertain en partant,

Il a peur en survivant,

Il sera sauvé demain,

Par la moiteur de ses mains,

Le crucifie de son corps , mort et puis plus rien

Et ce coeur hors du temps, que dieu nous offre,

Évidemment il faut y croire.

Tant qu’la vie y a d’l’espoir

Tant qu’y a du vomi , y a du profond.

Tant qu’on lâche , on soulève, la poussière des plafonds,

Les âmes ignorent le très bas fond,

De l’espèce humaine

Y compris des cons,

Mais nous sommes de la race des seigneurs

Olympiques,

Du jeux de la vie,

Conquistadores, prédateurs de l’envie

Et nous sommes arrivés à fond de train dans le sens

Commun,

de l’existence, c’est certain

Le sens le plus humain

Celui du plus vivant que ne sais je....

Du plus vivant qui va bien , après avoir vu l’envers du décors mort

Nous sommes différents,

D’un nouveau genre c’est certain.

extra hors humains

Ma folie barbare me fait prendre conscience de ma chimie

De mon immense cuisance,

Je suis rôtie.

telle une viande,

Je suis l’humaine qui se mange, qui s’ingurgite.

La distance ne me fait plus peur

Le soleil,

Pénètre en moi

Comme je veux que tu sois en moi.

Te sentir vivant, toi qui ne naît pas encore

Homme d‘une caverne,

D’un temps qui ne sait pas encore faire le feu

Dans les bras tu ne portes rien

Je ne crois en rien

Je crois en tout, c’est différent.

Et toutes les couleurs de mon coeur de folle

Se montrent, seulement au soleil

Il n’y a que lui.

Il n’y a que lui qui puisse voir

L’ampleur ...

D’un désastre urbain

Devenu Trop artistiquement bien

 

 

Je suis métastasée de greffons qu’on à voulu m’introduire

Hors je ne suis qu’habitée de vie

Ils n’ont rien compris

Pauvre cons.

Ils n’ont rien admis

Tout ce passe dans l’esprit

Nous sommes ailleurs

Le sauront ils un jour?

À l’intérieur tout se passe , tout se décide,

Tout s’octroie

Tout se comprends ,tout se profite.

Pauvres âmes, vous ne voyez rien

Ni soleils , ni âmes

Vous étés bon à greffer,

À greffer d’intelligence.

De vision d’au delà....

Je ne vous en veux pas.

 

Je suis ailleurs,

Dans le profond, l’existentiel des bas fonds

Les bas fonds d’un sauveur qu’on ne comprend pas.

Ce fond là, profond,

Vous ne l’aurez pas.

Je suis celle qui s’émerveille des mutilations

Sachez voir la beauté perfection

Dans d’autres horizons, dans des corps de morts, qui portent la vie

Voyez les corps mortifiés, oblitérés par des cons

Ils sont oubliés, violés par des idées ,

Par des légistes, qui ne savent pas le bas fond

Le bas profond , des âmes envolées

Qui étaient ils?

Ces vivants endormis?

Je suis là,

Pour vous dire,

Oubliez les, ces cons

Ils ne savent pas ce qu’ils font.

Ces pauvres êtres,

Chair humaine,

Sans fond.

 

 

L’incendie prendra,

Dans votre âme, lorsque vous revivrez à fond

J’en suis là,

A présent incandescente, brûlante , qui rallume les âmes et inonde

De flammes bleues , le coeur profond

Le coeur de larmes

C’est lui seul le bon.

Je suis celle à part

Qui fait peur

Qui noie,

Qui aime , qui baise à fond

Le premier venu le dira,

Je suis inféconde de mort,

Je suis trop vivante, je fais peur

Comme un engin trop perfection

Qui ne s’use jamais

À force de croire

J’avance, comme je ne sais...

Ce que je crois,

C’est en moi.

L’avenir en moi profond

Je pense à vous

Imaginez le paradis

Vous vous trompez de route

Il es là

Suivez ma flèche d’or,

Elle vous percera le coeur

Et le corps de vivant

Qui vous est octroyé un temps.

 

Oubliez devant

Regardez , là,

Maintenant.

C’est moi devant vous

Devant tout.

 

 

La vie

Par sauvée par le sang
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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 01:32

 

 

Samedi matin , 23 ans , un rêve.

Humanum est....patience.

J’écris avec le seul rayon de soleil qui passe à travers mon store.

J’ai relevé la couette en me recouchant mieux contre mon dos confiant.

Mano, solo, est venu dans mon rêve, me sauver la vie, dans ce bar de l’aurore.

Il est six heures huit.

Il n’y a que l’amour , capable de me faire lever à cette heure.

J’ai pleuré dans mon oreiller.

Mon coeur s’est retourné , je lui ai fait froid en le découvrant sans sa permission.il s’est lové , à nouveau tranquille.

Dans ce bar de rêve, je criais mon sida en me fracassant par terre , perdant toute ma dignité.

Il est venu vers moi, m’a soulevée en voyant dans mes yeux la femme que j’étais, avec son regard de sho gun déglingué.

Mano, tu m’as sauvé la vie , une nuit.....le jour arrivait et tu es parti.

Tu m’as serré dans tes bras, tellement serrée que mes os se sont entrechoqués, comme s’il ne restait que mon squelette.

Je me suis réveillée sans sentir le poids de mon corps.

Ce réveil éveillé était agréable, je me suis dirigée, nue, vers la fenêtre

Je me sentais élastique, détendue....

Je me disais que je devais certainement être belle.

Peut être que si un homme avait été là, à me regarder, il aurait peut être aimé mon corps à ce moment là.

J’étais belle, vivante, certainement très vivante.

Je regardais les appartements en face, la ville, le brouillard gris

Et la vie.

Par sauvée par le sang
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 22:34

Mes globules blancs sont des blacks , avec des matraques dans la main….ils tapent avec dans leur paume, attendant le prochain assaut.

La prochaine attaque.

Mais mes globules blancs- blacks sont des racailles qui se défendent , trop, même mal, mais à s’en déchirer les entrailles. À s’entretuer , à s’en exterminer eux même.

Leur scène c’est les veines, et le rouge est leur mer.

Mes globules dévorent le temps, dévorent la mort avec leur dents.

Et mon corps renaît, lorsque je cours sur ce tapis, lorsque je glisse dans la douleur de l’effort , enfin avec plaisir.

Je sens alors pulser mon corps et mon corps déjà trop mort à toute l’horreur, à toute allure, à tout à l’heure…..je reviendrais toujours ici me tuer comme ça. Courir à s’en déchirer les reins et les pieds.

Je me sens si forte que j’écrase mon passé d’un revers de la main, sur la sueur de mon front, plus rien n’ arrête , plus rien ne tient, plus rien n’ enchaîne , tout se profite et tout renaît.

Mon armée du corps, se bat au firmament de l’horreur, je suis comme ça un zombie à moitié mort, qui vous sourit.

Mon armée mienne, mon armée nie, la maladie. mon armée rouge sang, fouette bien profond vos doutes, vos peurs et dérange en vous, c’est fascinant .

Mon armée de blacks , contre l’ère du temps, contre mon poitrail ouvert au vent, contre tous les mécréants.

Alors je fouette le sol de ma sueur qui gicle , j’éclabousse mon corps de perles chaudes, et je souris encore, parce que la douleur est bonne.

Mes globules blacks se défendent, sont les tueurs du temps.

La zombie est comme ça , elle oublie la douleur depuis toute petite en se faisant mal, pour le plaisir de se sentir vivante.

Oui je suis black de cœur, reine noire, au cœur rouge sang.

Par sauvée par le sang
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 01:06

Le 29 novembre, je fêterai mes six ans.  oui j'en suis à ma deuxième vie....
c'est que le bon dieu m'a donné la grâce de connaître l'enfer, pour mieux savoir prendre dans mes bras le paradis.  je suis heureuse, aujourd'hui ma vie n'est pas belle, elle est pire.

j'ai 35 ans, je m'en fou.  je me fou d'avoir perdu 35 ans en enfer, parce que je suis arrivée au paradis, dans la vie en fait.  je suis entrée dans la lumière, juste avant ma prochaine et dernière mort.  celle qui me rendra à la terre, ou plutôt au ciel , car je serais incinérée.
oui j'ai la grâce de pouvoir vivre le paradis sur terre.
mais j'ai payé bien cher, au prix de ma vie, au prix de mille morts.....

je suis un nourrisson, je ne sais pas parler comme vous, je ne vois pas les choses comme vous, et pourtant je joui d'intelligence et de lucidité, de pureté , de sagesse et d'éveil.
je suis un bébé hors normes....mort né et ranimé par la main sacrée de dieu.

si vous avez envie de comprendre, entrez dans mon esprit, la porte est ouverte, attention, c'est risqué, à vos rires et périlleuses larmes.....



Par sauvée par le sang
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